mardi 11 juin 2013

Twitter, peste brune et comparses



Il n'échappe à personne que Twitter a pris une grande importance sur le net quant à la transmission de l'information.


Nous sommes souvent confrontés à des messages qui nous semblent particulièrement intéressants et notre volonté de les partager occulte souvent leur provenance.
Pourtant, même s'il est estimable de rediffuser toutes sortes de contenu, le contenant est d'une importance capitale et si une majorité de personnes impliquées dans le militantisme y prend garde, il reste beaucoup de gens pour qui seule importe l'information.


Ainsi, suite au signalement d'un site douteux au rédacteur d'un tweet, qui ne s'est entendu répondre "je m'en fous l'important c'est le message"...

En terme de responsabilité, cette réaction est désastreuse, non seulement et à moindre mal elle décrédibilise celui qui exprime son embarras, généralement en toute connaissance du site incriminé, mais bien plus grave, elle offre une visibilité inespérée à ces lieux troubles qui entretiennent la confusion à dessein.
C'est aussi leur offrir une respectabilité consensuelle aux yeux de n'importe quel quidam qui y trouvera d'autres matières à fantasmer, en toute naïveté.

L'écosystème de cette nébuleuse est complexe, allant du site conspirationniste autorisant les interprétations les plus scabreuses, passant par les confusionnistes qui jettent les ponts entre évènements et faits de société afin d'y apporter des réponses pernicieuses, pour finir par les sites indubitablement nocifs.
Néanmoins, il est souvent très difficile de distinguer ces officines tant les différences apparentes avec des sites journalistiquement plus honnêtes sont ténues.

Dans tous les cas, la méfiance est de mise, on ne doit pas rediffuser une information sans précautions, quelques efforts sont nécessaires mais le prix de la conscience ne peut s'en départir. Tout d'abord éviter les articles non sourcés sur des sites réputés pour leur duplicité, quand un article est sourcé, diffuser le lien originel supposé sans retouche après avoir vérifié la fiabilité du site-source et recherché si l'information est confirmée ailleurs, ensuite faire confiance aux personnes renommées par leur implication, se convaincre qu'elles sont dument renseignées, enfin, se résoudre à passer sous silence un article dont les origines, la vraisemblance ou les fondements ne sont pas assurés, la probité restera sauve.

Ne jamais oublier qu'il n'y a pas un cheveu entre l'obstination et la complicité et que toute bienveillance envers ces sites ignominieux est catastrophique...


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